Les gargouilles de Saint-Martin
la belle église Saint-Martin de Metz présente au faîtes de ses pinacles d’élégantes gargouille néo-gothiques refaite durant l’annexion allemande, tout comme le clocher qui avait été supprimé au XVI° siècle par les français. En effet, l’église avait bénéficié d’une restauration en 1878 suite au racourcissement du transept sur la rue du Coëtlosquet.
Metz, Place Saint-Martin
“Le corbeau et le renard” - Grandville
Jean Isidore Ignace Gérard Grandville est probablement l’illustrateur et caricaturiste le plus connu du XIX° siècle en France. S’il n’a pas la caricature aussi acerbe que Daumier, Grandville s’est principalement distingué par des illustrations où l’animal caricature les travers de l’homme. Si ses 343 illustrations pour les “Fables de la Fontaine”, ”Un Autre Monde” ou encore “Les Cents Proverbes” sont les plus connues, c’est la multitude de dessins humoristiques animaliers qui nourrirent la créativité d’un auteur bien connu : Lewis Carroll qui donna vie aux animaux parlant d’Alice.
La bibliothèque-médiathèque de Nancy consacre un site internet à Grandville :
http://grandville.nancy.fr/
Le Trésor de Pouilly-sur-Meuse !
Visible depuis mi-décembre à Nancy, le fameux trésor, soigneusement enterré au pied d’un muret de jardin et découvert par hasard en 2006, est à contempler au Musée Lorrain de Nancy jusque mi-mars 2012.
Composé de 31 pièces d’argent et de vermeil, l’ensemble exceptionnel fut classé trésor national en 2009 puis acquis pour le Musée Lorrain. Les pièces sont issues d’ateliers d’orfèvres de Paris, de Champagne ou de Strasbourg. La pièce la plus ancienne, du tout début de la Renaissance, est une aiguière de 1480 ; la plus récente date des environs de 1570.
En plein contexte de guerres de religions, il est probable que le trésor fut enfoui par une famille de huguenots en exil (Pour rappel, en 1563 avait lieu l’expulsion des huguenots de Châlons, en terre de France, qui fuirent vers Genève, Strasbourg, Sedan ou encore vers Stenay, en terre Ducale, ou bien tout simplement vers Verdun, puisque les évêchés abritaient de nombreux protestants).
L’exposition, après l’évocations d’autres trésors plus communs (monnaies), présente les arts de la table durant la Renaissance, et notamment l’apparition de la cuillère et la coutûme de la vaisselle en argent pour la bourgeoisie et les nobles.
Le trésor partira ensuite temporairement au Musée National de la Renaissance à Écouen puis sera de retour au Palais Ducal de Nancy, en 2013, lors des célébrations de la Renaissance à Nancy & en Lorraine.
La passerelle de la Seille
Ça y est, elle était attendue depuis des années, la passerelle va permettre un accès direct de Queuleu vers les arènes et donc aussi vers Pompidou et l’entrée Sud de la gare !
Tout en courbe de métal et d’une longueur de 60 mètres, elle permettra un cheminement piéton (ou vélo) au dessus de la Seille avec un aspect moderne et esthétique.
Metz, parc de Seille
Nancy-Thermal, centenaire en pleine forme !
En 1909, pour l’Exposition Internationale de l’Est de la France, était creusée la source Lanternier, un forage de 800 mètres ! La source fut reconnue thermale en 1911. Dès lors, les projets avancèrent vite et les beaux bâtiments bien connus des nancéiens furent inaugurés en 1913 : l’édifice thermal de style hybride entre art déco et style à l’antique, la piscine ronde, le grand bassin rectangulaire (à l’époque la plus grande piscine d’eau thermale du monde), une vaste galerie ouverte, le tout construit par Louis Lanternier, architecte et promoteur du forage. Sur la photo, le bâtiment de la rotonde, où jaillissait la source thermale sous une belle coupole de mosaïque art déco.
La première guerre mondiale fut fatale à Louis Lanternier, puis la seconde mis un terme au concept thermal. La source perdit son agrément et l’idée du thermalisme resta dans l’oubli. En dépit d’une eau minérale naturellement à 36°C, le lieu devint simple piscine municipale.
Le Grand-Nancy souhaite désormais récupérer son agrément thermal, espérons que les projets tiennent compte du bel urbanisme des années 1910 !
Nancy-Thermal, rue du Sergent Blandan
hic est veritas !
C’est probablement dans cette petite bibliothèque de style gothique flamboyant que les savants de la collégiale de Saint-Dié ont examiné les récits d’Amerigo Vespucci, confiés par le Duc René II de Lorraine au “Gymnase Vosgien”. Ces savants, dépendant du Duché ainsi que de l’autorité papale, baptisèrent le continent du nom d’America, en hommage à Amerigo qui venait de découvrir de nouveaux horizons. Un siècle plus tard, lorsque l’antériorité de la découverte put être attribuée à Christophe Colomb, le nom du nouveau continent ne fut pas modifié. Il est vrai que Christophe Colomb n’avait pas compris qu’il avait découvert de nouvelles terres inconnues, contrairement à Amerigo Vespucci !
Cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges, marraine de l’Amérique !